Friedrich Hayek, le chantre du capitalisme sans états d’âme, avait raison de prétendre que seul le capitalisme brut sans justice sociale peut apporter autant de développement économique et de richesse. Reste à savoir, comme il le prétend, si c’est alors le seul système viable car nous devons nous demander si amasser le plus de richesses possibles est le seul but poursuivi par les êtres humains. D’autant qu’il faut douter de cette volonté effrénée en nous rappelant que, confronter à des surplus toujours grandissant du fait d’une production de masse, les entreprises ont du inventé le marketing dans les années trente dont l’unique mission était de créer des désirs et des besoins artificiels toujours plus grands et plus nombreux afin de faire consommer les gens pour consommer et non pour satisfaire des besoins ou des envies spontanées ou utiles. Dès lors, on peut se demander avec justesse si l’humanité ne recherche pas, en même temps que son bonheur matériel, son bonheur dans la vie en commun, le partage et l’amour, son bonheur dans une vie intérieure. Alors, ce n’est pas le capitalisme pur et dur prôné par celui que Reagan, Thatcher et Pinochet admiraient qu’il nous faut mais un capitalisme qui s’insère dans un libéralisme social qui se soucie aussi d’apporter en même temps que le bien être matériel, le vivre bien dans un juste équilibre entre la liberté (et notamment la liberté économique indispensable pour l’organisation économique) et la solidarité, entre l’individualité et l’appartenance à un groupe. C’est donc à vers un libéralisme social qu’il nous faut nous tourner.
La crise financière qui est en train de submerger le monde montre une fois de plus et peut-être une fois pour toute que ce capitalisme ne peut agir sans contrôle et sans règles, surtout qu’il n’est pas de lui-même un système vertueux car composé d’intervenants dont le seul but est de maximiser au-delà de toute morale et de toute honnêteté leurs profits. Point de main invisible qui régulerait naturellement cette jungle d’autant que ces intervenants qui clament haut et fort leur liberté de faire des profits à n’importe quel prix et par n’importe quel moyen se tournent soudainement vers l’Etat et vers la collectivité qu’ils abhorrent avec Friedman et ses disciples pour demander de l’aide quand tout va mal, prompts à clamer leur irresponsabilité. Or le capitalisme ne peut être une organisation d’une économie libérale que si la liberté est contrebalancée par la responsabilité et cette responsabilité doit être contrôlée par la collectivité qui est la même qui assure la liberté. Seul ce contrôle peut éviter les dérapages. Qui plus est, le libéralisme pour permettre à la société d’absorber les chocs de la liberté économique, seule organisation capable d’apporter la richesse, doit être social, c’est-à-dire qu’il doit organiser la solidarité pour aider tous les membres d’une communauté à profiter des fruits de cette liberté économique.
Cette crise montre aussi à l’extrême par l’intervention de l’administration Bush qui se voulait la digne héritière d’un laisser-faire prôné par Ronald Reagan (mais jamais mis vraiment en œuvre par celui-ci…) et d’un désengagement de l’Etats, donc de la société, dans l’économie et le social, qu’une idéologie ne peut tenir devant les faits qui l’invalident. Le risque d’une catastrophe financière qui montre les limites d’une régulation ad minima, voire d’une absence de régulation, a eu raison de toutes les belles théories.
Mais, attention de ne pas se tromper une fois de plus de cible. Cette crise ne démontre absolument pas que le libéralisme est une organisation de la société qui ne marche pas, ni même que le capitalisme en tant qu’organisation de l’économie soit responsable de ce qui arrive. Il démontre en revanche que l’irresponsabilité est toujours la plus dangereuse des positions. La fuite en avant couplée avec l’espoir qu’un miracle impossible ne survienne avant le crash final est tout sauf une posture responsable des acteurs de la finance et des gouvernements.
Et l’on en revient à cet incontournable libéralisme social. Oui, seul ce libéralisme social est économiquement, socialement et politiquement acceptable. Oui, il est la seule organisation de la société qui allie la nécessaire efficacité économique et politique avec la tout aussi nécessaire morale politique qui contrôle l’économie.
Rappelons encore et encore que c’est le libéralisme social qu’il faut défendre comme meilleures organisation de la société et non le social-libéralisme ou le socialisme libéral. Car le seul système qui a jusqu’à présent fait ses preuves dans l’histoire est celui qui produit de la richesse et du bien être avant de le redistribuer. Libéralisme économique parce que la liberté des acteurs économiques est la plus efficace car libérant les énergies. Et cette richesse peu ensuite être utilisée en partie à assurer la nécessaire cohésion sociale par une solidarité à l’intérieur de la communauté.
Un vrai libéralisme social interdit les dérives boursières que l’on connait aujourd’hui mais il ne bride pas l’initiative économique individuelle qui est la seule capable de créer une vraie richesse.
Et seul le Centrisme propose ce libéralisme social. Il faudra bien qu’un jour, au lieu d’élire des partis de droite ou de gauche qui font un ersatz de politique centriste, la fameuse « politique au centre » des politologues, les citoyens mettent au pouvoir le vrai Centrisme. Il est plus que temps lorsque l’on voit les échecs des régimes collectivistes et des régimes de liberté sauvage. N’est-ce pas un beau challenge pour ce XXI° siècle ?
SOURCE : L'éditorial d'Alexandre Vatimbella LE CENTRISME
...............................................................Cantons d'AUXI-LE CHATEAU, BERCK, CAMPAGNE LES HESDIN,HESDIN, ETAPLES, MONTREUIL.
lundi 6 octobre 2008
mercredi 1 octobre 2008
BUDGET, EQUILIBRE EN 2012? ET RELATIONS AVEC L'UMP
Extraits de l'interview de François Sauvadet dans "France soir" du 29/09/2008
Quelle est votre réaction après la présentation du budget ?
François SAuvadet. C’est un budget sincère et responsable. Dans un contexte économique difficile avec une crise financière dont on ne connaît pas précisément l’onde de choc, il faut continuer à faire des efforts pour réduire les dépenses. Mais l’augmentation des déficits est dans le même temps inquiétante. Le groupe Nouveau Centre fera donc des propositions lors des débats à l’Assemblée pour revoir notamment le dispositif d’allègements de charges sur les salaires pour les grandes entreprises.
L’engagement d’un retour à l’équilibre budgétaire en 2012 est-il réaliste selon vous ?Il faut dire la vérité aux Français, ce ne sera pas possible. Ce contexte de crise doit donc nous mener à une réflexion sur le rôle de l’Etat. L’Etat ne peut pas tout faire, il doit devenir à la fois plus léger et plus efficace. En cela, je suis favorable à la fusion des départements et des régions, et à la réunion des communes et des groupements de communes. Je propose aussi de lancer un pacte territorial de services entre les collectivités et l’Etat. Plus les temps sont difficiles, plus il faut continuer les réformes. Pour cela, il faut un vrai dialogue au sein même de la majorité.
Ce dialogue fait-il défaut pour le moment ?
Il existe de manière permanente avec le président de la République et le Premier ministre dont je salue l’écoute. Les députés du Nouveau Centre ne regrettent pas leur choix, nous sommes bien dans la majorité. Il faudrait maintenant progresser au niveau des groupes. J’ai beaucoup d’amitié pour Jean-François Copé, mais l’amitié et la politique, ce n’est pas pareil. Je l’invite donc à travailler en collaboration avec l’autre partenaire de la majorité sur les rapports, les amendements. Il faut mettre un terme à cette méthode de Rappetout consistant pour le groupe UMP à reprendre à son compte les propositions du Nouveau Centre. Partenariat, cela veut dire aussi partage de l’exercice des responsabilités. Nous avons quatre ministres, des présidences de commission au Sénat, il serait normal que le NC assume également une présidence de commission à l’Assemblée.
Jean-François Copé a récemment déclaré qu’il "donnait de sa personne" pour venir à vos journées parlementaires. Comment avez-vous accueilli ses propos ?C’est une expression maladroite et malheureuse. Je n’ai pas envie de la commenter.
Ces journées parlementaires seront l’occasion pour vous d’affirmer l’identité du NC face à un embouteillage de mouvements au centre ?
Je vais mettre des panneaux directionnels : au centre, il y a ceux qui ont fait le choix de l’UMP et du parti unique ; ceux qui ont fait le choix de la gauche et de l’opposition, avec le Modem. Enfin, nous avons fait le choix d’un parti de centre-droit libre et indépendant. L’identité du Nouveau Centre existe, ce n’est pas une construction artificielle. Lors de ces journées parlementaires, où nous avons invité les 14 ministres qui ont fait un dialogue nourri avec notre groupe, nous entendons participer à la réflexion de la majorité. Nous publierons une enquête BVA avec cette question : quel est l’état du moral des Français ? Enfin, nous aurons des tables rondes sur trois sujets majeurs : les mutations économiques, le vieillissement de la population et le pétrole cher.
Propos recueillis par Thomas De Rochechouart
Quelle est votre réaction après la présentation du budget ?
François SAuvadet. C’est un budget sincère et responsable. Dans un contexte économique difficile avec une crise financière dont on ne connaît pas précisément l’onde de choc, il faut continuer à faire des efforts pour réduire les dépenses. Mais l’augmentation des déficits est dans le même temps inquiétante. Le groupe Nouveau Centre fera donc des propositions lors des débats à l’Assemblée pour revoir notamment le dispositif d’allègements de charges sur les salaires pour les grandes entreprises.
L’engagement d’un retour à l’équilibre budgétaire en 2012 est-il réaliste selon vous ?Il faut dire la vérité aux Français, ce ne sera pas possible. Ce contexte de crise doit donc nous mener à une réflexion sur le rôle de l’Etat. L’Etat ne peut pas tout faire, il doit devenir à la fois plus léger et plus efficace. En cela, je suis favorable à la fusion des départements et des régions, et à la réunion des communes et des groupements de communes. Je propose aussi de lancer un pacte territorial de services entre les collectivités et l’Etat. Plus les temps sont difficiles, plus il faut continuer les réformes. Pour cela, il faut un vrai dialogue au sein même de la majorité.
Ce dialogue fait-il défaut pour le moment ?
Il existe de manière permanente avec le président de la République et le Premier ministre dont je salue l’écoute. Les députés du Nouveau Centre ne regrettent pas leur choix, nous sommes bien dans la majorité. Il faudrait maintenant progresser au niveau des groupes. J’ai beaucoup d’amitié pour Jean-François Copé, mais l’amitié et la politique, ce n’est pas pareil. Je l’invite donc à travailler en collaboration avec l’autre partenaire de la majorité sur les rapports, les amendements. Il faut mettre un terme à cette méthode de Rappetout consistant pour le groupe UMP à reprendre à son compte les propositions du Nouveau Centre. Partenariat, cela veut dire aussi partage de l’exercice des responsabilités. Nous avons quatre ministres, des présidences de commission au Sénat, il serait normal que le NC assume également une présidence de commission à l’Assemblée.
Jean-François Copé a récemment déclaré qu’il "donnait de sa personne" pour venir à vos journées parlementaires. Comment avez-vous accueilli ses propos ?C’est une expression maladroite et malheureuse. Je n’ai pas envie de la commenter.
Ces journées parlementaires seront l’occasion pour vous d’affirmer l’identité du NC face à un embouteillage de mouvements au centre ?
Je vais mettre des panneaux directionnels : au centre, il y a ceux qui ont fait le choix de l’UMP et du parti unique ; ceux qui ont fait le choix de la gauche et de l’opposition, avec le Modem. Enfin, nous avons fait le choix d’un parti de centre-droit libre et indépendant. L’identité du Nouveau Centre existe, ce n’est pas une construction artificielle. Lors de ces journées parlementaires, où nous avons invité les 14 ministres qui ont fait un dialogue nourri avec notre groupe, nous entendons participer à la réflexion de la majorité. Nous publierons une enquête BVA avec cette question : quel est l’état du moral des Français ? Enfin, nous aurons des tables rondes sur trois sujets majeurs : les mutations économiques, le vieillissement de la population et le pétrole cher.
Propos recueillis par Thomas De Rochechouart
mardi 2 septembre 2008
Généraliser le RSA : un impératif social.

Rénover nos politiques sociales passe par la généralisation du Revenu de Solidarité Active. Le Président de la République, instruit par l’action déterminée de Martin Hirsch sur ce sujet depuis un an, l’a bien compris. Le RSA sera généralisé comme prévu mi 2009. Son coût sera financé par une contribution supplémentaire de 1,1 point sur les revenus de placement et du patrimoine. C’est une bonne décision. Les réactions sur l’opportunité de cette taxe nouvelle sont variées. Certains, dans la majorité, critiquent ce choix, au regard des engagements de réduction des prélèvements obligatoires pris pendant la période électorale. On peut comprendre ces objections. Mais le RSA aussi était un engagement électoral. Par ailleurs, depuis un an, la majorité a déjà opéré un certain nombre d’allègements fiscaux. Instaurer aujourd’hui une contribution qui relève de la solidarité nationale afin de permettre aux personnes exclues du monde du travail d’y revenir durablement, c’est une mesure juste. Posons nous les bonnes questions : est il urgent d’inciter au retour à l’emploi, celles et ceux qui en sont très éloignés ? Est il urgent de rendre le travail réellement rémunérateur, en particulier pour celles et ceux qui occupent des emplois à bas salaires ? Est il urgent de faire diminuer le nombre de travailleurs pauvres ? oui. Le RSA n’est pas une dépense d’assistanat, mais une dépense sociale visant à inciter au retour à l’emploi, et à redonner au travail toute sa valeur, y compris et d’abord en terme de revenu. C’est une allocation attribuée, non pas parce que vous n’avez pas d’emploi, mais parce vous vous engagez à en chercher un, ou parce que vous en avez retrouvé un. Généraliser le RSA, c’est donc un impératif social et une conception renouvelée de la solidarité.
Source : francis Vercamer
TOUT SAVOIR SUR LE "R.S.A"
mardi 19 août 2008
Afghanistan - 19 août 2008 "Une vive et forte émotion"

Le Nouveau Centre, ainsi que ses Députés et Sénateurs, tiennent à exprimer leur vive et forte émotion après la perte tragique des 10 soldats français morts en Afghanistan.
Le Nouveau Centre adresse ses condoléances et témoigne de sa solidarité envers les familles et les proches de ces victimes tout en saluant le courage avec lequel elles ont accompli leur devoir jusqu'au sacrifice suprême.
Le Nouveau Centre souhaite un prompt rétablissement à chacun des 21 soldats blessés en pensant aussi à leurs familles et à leurs proches.
Nous soutenons le Président de la République et le Gouvernement dans leur volonté de continuer de combattre le terrorisme en Afghanistan.
Maurice LEROY,
Député du Loir-et-Cher,
Porte-parole national du Nouveau Centre
vendredi 18 juillet 2008
REFORME DE LA CONSTITUTION

Sur notre blog nous avons souvent évoqué les travaux de la commission BALLADUR. Nous regrettons que la grande réforme annoncée ne soit pas au rendez-vous, mais compte tenu des avancées, les élus du Nouveau Centre voteront en faveur de cette réforme. La partie n'est seulement pas gagnée.
Nous avions des engagements dans ce débat, notamment sur la garantie du pluralisme, la règle d'or de l'équilibre budgétaire, la reconnaissance des groupes politiques au Parlement, l'idée du référendum d'initiative populaire. Le chef de l'Etat nous a entendus. Nous sommes arrivés à un point d'équilibre. Quand nous avons refusé de suivre le chemin de François Bayrou en 2007, c'était parce que nous voulions rendre nos idées utiles à la France.
Mais on ne peut pas aller chercher les 24 élus Nouveau Centre uniquement pour qu'ils votent. Et on ne peut pas considérer qu'un accord à l'UMP en entraîne un avec nous. Ce n'est pas une pratique tenable. Il faut qu'on se parle franchement : on veut être des partenaires de la majorité, pas des godillots.
Il faut organiser un partenariat plus engageant entre nos deux groupes.
Saluons le courage du député du pas-de-calais Jack LANG. Il sera le seul socialiste a voter cette réforme.
Ne pas voter cette réforme, c'est en rester au statu quo. Est-ce satisfaisant ? Non. Avec cette position de refus, la gauche donne finalement l'image de ce qu'elle est : ringarde.
vendredi 4 juillet 2008
INGRID ................LIBRE
Saluons l'unanimité de la classe politique pour se réjouir de sa libération et saluer le role de la France et de son président (sauf Mme ROYAL)
Merci aux nombreux lecteurs qui ont consulté le site "LIBERTAD INGRID" par le lien de notre blog. Nous ne le retirerons pas pour autant. La lutte doit continuer pour tous les autres otages.
jeudi 26 juin 2008
NON AU REMBOURSEMENT A TAUX REDUIT DES MEDICAMENTS DES PERSONNES ATTEINTES D'A.L.D
LA REPONSE FAITE PAR ROSELYNE BACHELOT A LA QUESTION DE J.C LARGARDE LORS DES QUESTIONS AU GOUVERNEMENT EST INQUIETANTE.
La réaction de Jean-Christophe Lagarde (24 juin 2008) :
Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre et député de Bobigny-Drancy exprime sa totale opposition à la proposition faite par Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, dans une interview accordée au Journal "Les Echos" de ne plus rembourser qu'au taux réduit de 35 % les médicaments complémentaires à une longue maladie actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (Affection Longue Durée). Le député de Seine-Saint-Denis a interrogé Roselyne Bachelot à ce sujet lors de la séance des questions au Gouvernement. Sa réponse est inquiétante pour l'avenir de la solidarité.
Le directeur de l’UNCAM justifie cette proposition de déremboursements par la volonté de résorber le déficit de la branche maladie en transférant les remboursements vers les mutuelles et assurances privées.
"Ces déremboursements toucheraient plus de 8 millions de nos concitoyens atteints d’une ALD qui verraient alors leur mutuelle majorée. Sans compter que 8% de nos concitoyens les plus défavorisés ne disposent pas de complémentaire et ne bénéficient pas de la CMU. Une telle mesure, conduirait inévitablement à des abandons de soins pour des dizaines de milliers de nos concitoyens au prétexte qu’on considérerait une partie de leur traitement comme des médicaments de conforts" souligne Jean-Christophe Lagarde.
"Notre pays a déjà laissé se constituer des ghettos sociaux, il est inacceptable de laisser aujourd’hui se créer des ghettos sanitaires par le biais d’une telle mesure" a conclu le Député-Maire de Drancy.
La réaction de Jean-Christophe Lagarde (24 juin 2008) :
Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre et député de Bobigny-Drancy exprime sa totale opposition à la proposition faite par Frédéric Van Roekeghem, directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance-maladie, dans une interview accordée au Journal "Les Echos" de ne plus rembourser qu'au taux réduit de 35 % les médicaments complémentaires à une longue maladie actuellement pris en charge à 100 % pour les personnes en ALD (Affection Longue Durée). Le député de Seine-Saint-Denis a interrogé Roselyne Bachelot à ce sujet lors de la séance des questions au Gouvernement. Sa réponse est inquiétante pour l'avenir de la solidarité.
Le directeur de l’UNCAM justifie cette proposition de déremboursements par la volonté de résorber le déficit de la branche maladie en transférant les remboursements vers les mutuelles et assurances privées.
"Ces déremboursements toucheraient plus de 8 millions de nos concitoyens atteints d’une ALD qui verraient alors leur mutuelle majorée. Sans compter que 8% de nos concitoyens les plus défavorisés ne disposent pas de complémentaire et ne bénéficient pas de la CMU. Une telle mesure, conduirait inévitablement à des abandons de soins pour des dizaines de milliers de nos concitoyens au prétexte qu’on considérerait une partie de leur traitement comme des médicaments de conforts" souligne Jean-Christophe Lagarde.
"Notre pays a déjà laissé se constituer des ghettos sociaux, il est inacceptable de laisser aujourd’hui se créer des ghettos sanitaires par le biais d’une telle mesure" a conclu le Député-Maire de Drancy.
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